Eux

« (…) Cette éducation aurait lieu tout au long de la vie, elle ne serait plus confinée dans des institutions spécialisées, coupées de la société, mais elle favoriserait le développement des talents, des qualités de chacun à tout moment de sa vie, et pas seulement dans ses dix-huit premières années. »

Nathalie Artaud sur son site internet

Éducation
22 mars 2017

Nous

Tout à fait camarade Nathalie, mais, vois-tu, d’autres camarades citoyen.ne.s ont déjà mis en œuvre toutes ces idées de la plus petite enfance jusqu’au-delà de la majorité scolaire. Les frontières ont été repoussées si loin qu’elles dépassent même les limites du pays et apportent la connaissance aux réfugié.e.s.

  • Faire de sa vie un jardin commence très tôt grâce à Jardiner mon école. Du jardin potager au jardin bilingue, toutes les occasions sont bonnes pour mettre les mains dans la terre. L’enfant voit la plante grandir, et la protège des agressions extérieures. Protéger l’autre, c’est aussi ça grandir et s’émanciper.
  • Le mouvement des Petits Débrouillards est un réseau associatif d’éducation populaire. Dès le primaire, il agit en dehors ou en complément des systèmes éducatifs institutionnels. Il éduque à la science et par la science, selon trois axes : l’éducation au numérique, aux transitions, au vivre ensemble.
  • Huit élèves par enseignant et par cours, et les élèves sont libres de quitter le cours quand ils le souhaitent. Aller en cours n’est pas obligatoire : on peut passer ses journées à faire de la musique, de l’écriture, de la cuisine, du jardinage. Bienvenue dans le lycée autogéré de Paris !
  • L’école 42 a été créée pour combler un manque, et propose un enseignement libéré des contraintes programmatique de l’Éducation Nationale. L’élève y est autonome et choisit sa vitesse d’apprentissage. Ce sont ses voisins de classe qui l’évaluent, et la connaissance est à portée de clic comme dans la vraie vie. Plus étonnant encore : c’est ici l’autonomie, l’entraide et l’investissement qui sont récompensés, pas nécessairement la compétence.
  • Après 30 ans, rares sont celles et ceux qui retournent à l’école. Mais pour certain.e.s, la migration subie rebat les cartes. Alors il faut réapprendre, repasser par le groupe, l’écoute et l’apprentissage. Apprendre le Français avec le théâtre forum est l’ambition sans cesse renouvelée de Langues Plurielles.

Alors, on vote ou on se bouge ?

Éducation
22 mars 2017

Eux

« Je lancerai une grande conférence nationale Ecologie-Prévention-Santé dans les six mois après la présidentielle qui fera de la France la nation pionnière et le fer de lance en Europe dans ce domaine. » 

Benoît Hamon, sur son site de campagne

Santé, prévention & écologie
15 mars 2017

Nous

C’est effectivement une bonne idée, mais il se trouve que de nombreux citoyen.ne.s ont déjà fait le rapprochement entre la santé, l’environnement et la prévention sans attendre cette grande conférence nationale. Quelques initiatives qui prouvent qu’on peut soigner autrement, sans ordonnances à rallonge et sans consultations à la chaîne.

  • La prévention de la santé par une vie saine et le respect de l’environnement se pratique déjà au sein du réseau d’association et de citoyens de l’Alliance pour la santé, qui regroupe 100 comités régionaux et antennes départementales.
  • Vous ne connaissez pas la pathogénésie ? Rendez-vous sur le site de l’Association Pour l’Alternative en Médecine (APAM) qui promeut le pluralisme thérapeutique depuis 1999 à travers des bulletins d’information et des forums.
  • L’Association pour la Défense de l’Environnement et de la Santé (ADES) dans le Bas-Rhin propose des cafés-santé sur les médecines non conventionnelles et dirige les patients vers les neuf praticien.ne.s spécialistes dans le département.
  • La santé écologique, c’est que promeut Planetic dans des pays où l’accès aux soins fait le plus défaut, en combinant les médecins naturelles et modernes, des ressources renouvelables et en polluant le moins possible. C’est efficace, c’est durable et cela permet de soigner plus et mieux avec moins.
 
Alors, on vote ou on se bouge ?
Santé, prévention & écologie
15 mars 2017

Eux

Je promets « une loi de lutte contre le sexisme ».
Sexisme
8 mars 2017

Nous

Ce serait très bien cette loi, parce que le sexisme inonde effectivement nos vies, mais des milliers de citoyen.ne.s n’ont pas attendu de mettre un bulletin dans une urne pour lutter contre.
 
  • La Brigade Anti-Sexiste parcourt les rues d’un quartier parisien une fois par mois pour  affubler les pubs sexistes d’un autocollant rouge et blanc « SEXISTE », non sans avoir préalablement fait oeuvre de pédagogie : devant chaque panneau publicitaire, le groupe débat des raisons pour lesquelles elle peut être considérée comme sexiste. Pour les rejoindre, contactez-les sur leur page Facebook.
  • Le collectif Nuit Féministe, émanation de Nuit Debout, travaille à émanciper par l’action. Leurs actions sont élaborées pour être réplicables par tou.t.es. A Noël 2016, ils.elles ont échangé des jouets « filles » et « garçons » dans des magasins pour rappeler que les clichés sexistes inculqués dès l’enfance perpétuent les inégalités chez les adultes. La vidéo de l’action était  accompagnée d’un guide pour que ceux et celles qui le souhaitent la répliquent. Pour le 8 mars, ils.elles ont conçus des affiches pédagogiques sur les droits des femmes, qu’elles.ils ont mis à disposition sur leur page Facebook pour que chacun.e les colle dans ses rues, commerces et lieux de travail.
  • Créé en 2014, le site Macholand.fr  permet à tou.te.s de rejoindre ou de lancer une action virtuelle de masse sur les réseaux sociaux pour épingler la campagne sexiste d‘une marque, d’une organisation ou les propos et/ou actions sexistes d’une personnalité publique. À ce jour, plus de 27 000 personnes ont rejoint ces actions et 12 victoires ont été obtenues. Pour rejoindre l’une des 28 actions en cours, c’est ici.
 
Alors, on vote ou on se bouge ? 
 
Sexisme
8 mars 2017

Eux

 

 « Je considère que le nucléaire doit être conservé car c’est un atout. »

 Marine Le Pen (vidéo, 1’40 »)

Nucléaire & transition énergétique
1 mars 2017

Nous

Un atout, vraiment ? Le choix du nucléaire sur lequel on nous assène qu’il est impossible de revenir est sérieusement et à juste titre radicalement contesté sur le plan théorique par un grand nombre d’experts et sur le plan pratique par des initiatives qui prouvent qu’on peut et qu’on doit faire sans, vite.

  • Le réseau Sortir du nucléaire bénéficie du soutien de 930 associations et de 60 000 individus signataires de sa Charte, pour expertiser les risques sanitaires et écologiques du nucléaire auxquels nous exposent les nucléocrates.
  • L’association Négawatt milite pour la diminution de la consommation d’électricité et le développement de l’efficacité énergétique. Elle est dotée d’un comité d’experts, qui vient justement de publier un nouveau rapport pour une transition complète aux énergies renouvelables d’ici 2050. Parce que c’est possible et en plus, c’est moins cher.

  • Les centrales villageoises constitue des groupements d’acteurs citoyens appuyés par la collectivité publique et le tissu entrepreneurial local pour s’organiser localement et déboucher sur des énergies plus sobres en carbone. Organisées sous forme de Société par action simplifiée (SAS), les centrales villageoises du PERLE sont gouvernées par des gens du coin volontaires pour prendre leurs responsabilités.
  • Dans la Nièvre, les efforts de l’association Le Varne portent leurs fruits : la commune a formé un syndicat ad hoc (le SIEEN), qui installe un bouquet énergétique varié pour l’autonomie du territoire, à base de solaire photovoltaïque, d’énergie éolienne, de méthanisation et de centrales micro-hydroélectriques.

  • La société Enercoop travaille à fournir de l’énergie à travers une infrastructure 100 % renouvelable sur un format 100 % coopératif.
  • L’association GERES porte conseil aux 600 000 personnes en situation de précarité énergétique en région PACA. Ses membres fournissent des conseils pour diminuer la facture liée à l’énergie et supportent certains coûts d’aménagement, pour en restreindre l’utilisation.

    Alors, on vote ou on se bouge ?

Nucléaire & transition énergétique
1 mars 2017

Eux

« Que veulent les gens ? Du travail, rien d’autre ! »

 

Emmanuel Macron, Lille, le 14 janvier 2017

Travail
22 février 2017

Nous

Du travail, peut-être, mais pas n’importe lequel et n’importe comment. Les modèles traditionnels du travail sont en crise ? Tant pis, tant mieux : c’est l’opportunité d’innover pour aller vers des formes de travail solidaires, sources de bien-être et respectueuses des aspirations de chacun.e. Voici quelques exemples qui prouvent qu’il est possible de travailler autrement dès maintenant :

  • Ambiance Bois dans le Limousin est une scierie peu ordinaire. Grâce à son statut de société anonyme à participation ouvrière (SAPO) ses salariés possèdent les mêmes droits et pouvoirs que les actionnaires. L’entreprise, qui vend du bois pour des projets d’éco-construction, est une propriété collective.
  • Le programme On Purpose accompagne les jeunes professionnels qui veulent changer de carrière pour travailler dans une entreprise dite « sociale ». Il est destiné à tous ceux qui veulent être acteur du changement plutôt que spectateur.
  • Les néo-paysans est un livre qui part à la rencontre de celles et ceux qui ont décidé de changer de vie pour devenir maraîcher, éleveur, apiculteur, arboriculteur. Bref pour changer de vie et retrouver les vraies valeurs.
  • FAVI est un fabricant de matériel automobile situé en Picardie qui prône de nouvelles méthodes de management. Dans ses usines, les salarié·e·s sont responsabilisé·e·s et totalement libres de leurs actions. Ils sont ainsi plus motivé·e·s et donc plus efficaces.
  • Bigre ! est une coopérative qui regroupe des entreprises de l’économie sociale et solidaire, soit près de 7000 personnes dans 25 établissements différents. Ses membres mutualisent ainsi les coûts sur certains aspects (juridique, finance) et espèrent refonder les solidarités interprofessionnelles.

Alors, on vote ou on se bouge ?

Travail
22 février 2017

Eux

« Je lancerai un programme d’investissements agricoles pour soutenir les projets de développement agro-écologique, les circuits-courts et les coopératives et faciliter l’installation des jeunes agriculteurs qui souhaitent reconvertir des exploitations en fermes bio ou agro-écologiques. »

Benoît Hamon sur son site de campagne

Agriculture biologique
15 février 2017

Nous

  • Le réseau des Incroyables Comestibles prône l’autonomie alimentaire et plante de petits potagers en France (dans plus de 500 villes) et dans le monde (dans près d’une trentaine de pays) et met les fruits et légumes cultivés à la disposition de tous, gratuitement.
  • La ville d’Albi (Tarn, 50 000 habitants) compte parvenir à l’autosuffisance en bio pour 2020, avec la création d’emplois locaux à la clef.
  • A Paris, la Communauté Facteur Graine prépare un potager pédagogique et productif sur un toit de 700 m2 sur le toit d’une Poste du 18ème arrondissement, selon les principes de la permaculture.
  • Depuis 2006, à Montreuil, l’association Le sens de l’humus entretient un jardin expérimental et éducatif, d’inspiration permaculturale, où sont évaluées les différentes méthodes de jardinage biologique existantes et les techniques d’amélioration du sol.

 

Alors, on vote ou on se bouge ?

Agriculture biologique
15 février 2017

Eux

« [Je veux] faire adopter par le Parlement un plan pluriannuel de lutte contre la pauvreté et l’exclusion »

François Fillon sur son site de campagne. 

Exclusion & pauvreté
8 février 2017

Nous

  •  Les Jardins de Cocagne : une association qui aide les chômeurs de longue durée à se réinsérer en travaillant dans des exploitations de maraîchage biologique. 100 jardins dans toute la France accueillent 4 000 personnes chaque année.
  • Le PADES (Programme Autoproduction et Développement Social) fait du chômage une opportunité d’émancipation en mettant à profit le temps libre des chômeurs
  • Le collectif ICI Angers (Initiative Collective pour l’Inclusion) : une équipe informelle de professionnels de la santé expérimente le job coaching pour les personnes en situation de handicap. 
  • Le projet projet TAE (Travailler et apprendre ensemble) : initié par l’association ATD Quart Monde, il aide les personnes éloignées durablement du travail à retrouver un emploi.
  • L’application Entourage  : elle met en relation les habitant.e.s d’un quartier et les sans-abris pour leur donner des biens, organiser des collectes ou des repas. Et plus globalement pour briser la solitude.
 

Alors, on vote ou on se bouge ? 

Exclusion & pauvreté
8 février 2017

Eux

« Paroles et paroles et paroles » : à chaque élection présidentielle, c’est la même rengaine. Les candidats et candidates nous abreuvent de promesses afin de nous convaincre de leur offrir notre vote. Ils inondent nos boîtes aux lettres, les unes des médias et les réseaux sociaux pour tenter de nous faire croire qu’ils vont changer le monde. Mais pourtant, toute cette esbroufe se limite le plus souvent aux effets d’annonces. Les rares mesures proposées semblent tombées du ciel, ignorant totalement les initiatives locales déjà existantes. C’est navrant car les femmes et les hommes de notre pays ne les ont pas attendu pour mettre en oeuvre le changement. De ce côté du miroir apparaîtront les promesses d’un.e candidat.e. sur un thème hebdomadaire. Cette semaine : la lutte contre l’exclusion et la pauvreté.

 

Top départ de la contre-campagne présidentielle #Miroir2017 !
1 février 2017

Nous

Citoyen.ne, membre d’une association ou d’un collectif, vous avez lancé votre projet, vous participez à des actions locales dans les domaines de l’éducation, de l’emploi, du logement, de la culture, de la santé, de l’insertion etc. Partagez votre expérience avec nous ! Racontez nous votre histoire, relayez les initiatives locales et les alternatives. Montrez-nous que les citoyens n’attendent plus rien des vaines promesses électorales et qu’ils passent à l’action pour changer le monde. Grâce au hashtag #miroir2017, à nos comptes Twitter et Facebook, nous récolterons vos contributions et rédigerons une synthèse thématique hebdomadaire qui apparaîtra de ce côté du miroir. Parce que le changement est déjà en marche annonçant la société de demain.

 

Top départ de la contre-campagne présidentielle #Miroir2017 !
1 février 2017